Charte de la
Confrérie interfolklorique de la Sincheraa
 

Fourte, quel beau logo!
Les règles de base :

a)   pour entrer dans la Confrérie, il faut satisfaire à un maximum des conditions suivantes :
  1. parler “sinche”, aussi bien donc en utilisant le mot “sinche” que les expressions à la “Bien joué, Milou” ou “Fourte…”, pour n’utiliser que deux exemples en vogue lors de la création de la Confrérie.
  2. être d’un esprit guindaillesque ouvert et être d’accord avec le principe absolu que penne = calotte = plume = poil = comitard = vieux-con.  Bref, ne pas être un “hiérarchiste” de la guindaille.  On pourrait aussi dire être plus ou moins dans le même état d’esprit que les sinches fondateurs de la Confrérie.
  3. se dévouer et / ou s’être dévoué pour la guindaille (que ce soit au sein d’un comité ou non).
  4. être quelqu’un qu’on a l’impression de voir partout en guindaille.
  5. avoir guindaillé hors de Bruxelles, hors de la ville où l’on guindaille habituellement, ainsi qu’hors de la ville où l’on habite (et de ses environs).  Le fait d’avoir vécu les 24 heures de vélo de Louvain-la-Neuve n’entre pas en ligne de compte.
  6. s’être déjà endormi en guindaille.
  7. condition sine qua non, être baptisé depuis plus d’un an.
b)   Différence entre sinche de cirque et sinche de zoo.
Pour être un sinche de cirque, il faut continuer à satisfaire aux conditions d’entrée.  Si la condition d’entrée n°4 n’est plus d’actualité, on devient un sinche de zoo.  Notons que c’est la seule des conditions d’entrée qui permette de rester membre de la Confrérie si elle n’est pas respectée.  Toutes les autres entrainent l’exclusion.

c)   Le but et la philosophie de la Confrérie.
  • La Confrérie se veut un rassemblement de guindailleurs qui ne se prennent pas la tête et ne prennent pas la tête aux autres, un rassemblement de ceux qui sont juste heureux de s’amuser.
  • La Confrérie est mixte.  Aussi bien au niveau des sexes que des couvre-chefs.
  • La Confrérie refuse l’étiquette bibitive.  Par bienveillance, respect et tolérance, elle permet à chacun de boire la quantité de boisson alcoolisée qu’il désire sans devoir en donner la raison.
  • Les sinches membres s’engagent à respecter les notions d’attention, de secours et d’altruisme en toutes circonstances.
  • À l’image de ce que nous dit la légende des chevaliers de la Table ronde, aucun sinche ne viendra à une réunion folklorique de la Confrérie sans pouvoir nous raconter une aventure folklorique et authentique qu’ il ait vécue depuis la précédente réunion à laquelle il aura participé.  Celui qui ne se conformerait pas à cette règle se verrait infliger cinq (sinche) à-fonds de pénitence.  Si c’est sa première réunion, il choisira son aventure folklorique dans son passé, sans contrainte de temps.  Une page Internet spécialement réservée à cet effet reprendra ces mêmes aventures que les sinches y auront retranscrites selon leur bon vouloir, afin, comme à la cour du Roi Arthur, que leurs prouesses restent dans la mémoire de tous.
  • Les règles générales des réunions folkloriques seront celles de la corona telles qu’expliquées dans les premières pages du “Carpe Diem”.  Lors de nos réunions, tout le monde s’exprimera à la première personne, conformément à notre principe de ‘guindaille non-hiérarchiste’.

Ne plus respecter les règles de base de la Confrérie remet l’appartenance à celle-ci en question et entraîne en toutes circonstances des sanctions folkloriques.

Les réunions folkloriques peuvent être internes comme externes.  Au comité de la Confrérie à le préciser et à déterminer à quel point elles sont internes ou externes.

Les couleurs de la Confrérie sont celles de la ville de Verviers, le vert et le blanc, en souvenir de la soirée du trois décembre 2001 qui avait vu un grand sinche se réveiller en gare de Verviers en lieu et place de Huy, et qui est à la base de l’explosion du sinchisme. 

L’organisation

Bien que nous soyons dans l’ensemble opposés à une hiérarchie dans le monde folklorique, qui entraîne trop souvent une division par définition contraire au principe de solidarité, il est clair que certains postes doivent être attribués à certaines personnes afin que les responsabilités soient prises et que la Confrérie aille de l’avant.

  • le primate coordonne le tout.  C’est le senior des cantus traditionnels, et un peu le président que l’on retrouve dans les cercles estudiantins.
  • le stentor primate choisit les chants et bien souvent les lance.  Il établit le “track listing” de base.
  • le joli-coeur s’occupe de la monnaie de sinche.  En d’autres mots, c’est le trésorier.
  • le sinchtendant a un des rôles les plus importants.  Il se charge de trouver les lieux de nos réunions folkloriques et fait en sorte que l’on y ait tout ce dont on a besoin (boissons, nourriture,…).
  • les cheetas sont les petits sinches qui leur donnent les coups de main.

Ce comité de haut sinches est élu chaque année.  Les sinches d’honneur ont un avis consultatif qui peut être un avis d’acte en cas d’extrême nécessité.  Il s’agit des fondateurs de la Confrérie.

Durant les réunions folkloriques, mis à part les postes définis ci-dessus, chaque membre à part entière de la Confrérie peut occuper une fonction (fuchs, censor,…).  Il peut arriver d’ailleurs que l’un des postes de base soit attribué à un autre membre, soit parce que quelqu’un est absent (de corps ou d’esprit, on se comprend…), soit par plaisir.

Il y a plusieurs sortes de sinches, les “sinches rhésus” qui sont les sinches de départ, de base et centraux.  Dans l’ensemble, à quelques rares exceptions, on y retrouve les sinches habitués du Foyer du CH en 2002 (jusqu’à la disparition de celui-ci, cela va sans dire), ceux qui ont vécu et contribué à l’expansion du sinchisme.  À côté de ceux-ci, on retrouve les “sinches misus”, ceux qui répondent bien à la plupart si non à tous les critères de base de la Confrérie, mais qui n’étaient pas aussi au centre du mouvement lors de sa genèse.  Cette catégorie de sinches est appelée à s’agrandir d’année en année.  Enfin, il y a les “sinches marmousets”, c’est-à-dire les sinches à l’essai dans notre Confrérie, ceux qui doivent encore faire certaines preuves de sinchisme.  Ils n’ont pas le droit de vote.  Pour être un “sinche marmouset”, il faut avoir été “introduit” par un “sinche rhésus“ ou un “sinche misus“ et avoir reçu au moins l’approbation d’un tiers des membres de la Confrérie (sinches rhésus et sinches misus) présents lors de la réunion folklorique où l’introduction se fera.  Cet état de “sinche marmouset” durera au moins neuf mois avant que la décision de promouvoir le sinche à l’état de “sinche misus“ ou non ne soit prise par les “sinches rhésus“ et les “sinches misus” au cours d’une réunion folklorique.